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‹ commodor › t'as d'la chance, j'aime plutôt bien ta gueule

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t'as d'la chance,
j'aime plutôt bien ta gueule.
Tu avais réussi à échapper à ton escorte personnelle. Non mais et dire que c'était toi le roi, donc toi le chef, et tu ne pouvais même pas te défaire d'un seul mot de ta garde. Pensaient-ils que tu étais peut-être un louveteau ? Que tu étais arrivé là où tu en es avec l'aide de papamaman ? Que tu étais trop sot pour te défendre, pas assez dégourdi pour prévenir un danger ? Non mais êtes-vous sûr ? Il me semble que les marécages sont un peu dangereux pour un seul loup. Ah, parce que tu étais maintenant n'importe quel loup ? Un simple canidé comme tous les autres. Ce nouveau capitaine avait du sentir qu'il venait de faire sa première bourde et s'en était allé, penaud, sous ton regard exaspéré. Piers, comme a son habitude, avait senti ta colère grimper et avait décidé de te foutre la paix avant que ne vienne la tempête. C'est pour ça aussi, que tu l'appréciais plus que quiconque : il savait quand s'arrêter, connaissait les limites. C'est donc seul et quelques peu irrité. Mais, dès que tu mis tes muscles en marche afin d'arriver à une vitesse de croisière convenable, tout sentiment négatif s'en fit pour ne retrouver que le bonheur de sentir l'air s'engouffrer dans tes poumons et tes pattes marteler franchement le sol.
Les hautes herbes te fouettaient le visage, ton souffle se faisant de plus en plus rauque à mesure que tu accélérais. Tu mis un certain temps pour rallier la butte aux marécages. Dans la force de l'âge, les autres te pensaient. Mais, ô combien savaient-ils à quel point tu sentais de plus en plus le moment imminent où tu pourras être détrôné se rapprocher ? Que tu sentais la vieillesse arriver au grand galop vers toi ? Heureusement non, sinon certains se seraient déjà empressé de te provoquer en duel. Mais, ce jour ne tardera pas bien longtemps. Tu savais ta place en danger. Mais, après tout, c'était logique : à vouloir faire une meute en fusionnant des solitaires et des petits clans, des loups foncièrement individualistes, à quoi pouvait-on bien s'attendre ? Il te faudrait très vite un héritier. Ou même une héritière, peu importe, c'est encore toi qui décidais des règles après tout. L'esprit très "vieux-jeu" des Whitefawn les faisaient galoper vers leur perte alors autant en tirer une leçon tout en les regardant s'effondrer. Car tu étais sûr que tu vivrais assez longtemps pour cela : la chute de ta meute natale. Mais, assurer ta descendance était devenu un sujet préoccupant ces temps. Non seulement, tu savais que tu ferais un excellent paternel mais en plus, les avertissements constants dont Piers te martelaient commençaient à trouver écho en toi. Les loups commençaient à se demander qui prendrait la succession, tout en sachant qu'il te restait bien quelques années à régner. Mais il leur fallait une réponse, on ne pouvait pas laisser le flou provoquer une possible mutinerie, un éventuel soulèvement. Des pauvres bâtards à l'affût de ta place, il y en avait plein. Même si jusque-là, tu avais refusé de le voir, Piers avait finalement eut raison de ton entêtement et t'avais mis la truffe en plein dessus. Il te fallait à tout prix une descendance, perpétuer ce pourquoi la meute de la Plaine a été créée : anéantir les Whitefawn par l'action du sang royal lui-même. Et particulièrement Clorelus. Cet idiot de frangin au pelage prune.
Ton antérieur qui s'enfonça brusquement dans une flaque visqueuse t'indiqua que tu étais enfin arrivé. Ralentissant le rythme, tu finis par passer à un pas tranquille. L'humidité se ressentait et ne plairait probablement pas à tes articulations si tu avais quelques années de plus. Ton regard vairon se porta sur les alentours quelques peu bosselés et bardés de buissons, en quête de présence(s). Ton nez ne remarqua rien, sans grande surprise car tu étais dos au vent et donc tu te ferais repérer avant de repérer quoi que ce soit. Avançant d'un pas confiant, tu pris la direction du couvert des arbres non loin. Zigzagant entre les étendues vaseuses, y plongeant parfois jusqu'au poitrail, tu arrivas vers cette minuscule forêt vierge crépi jusqu'à la tête. T'ébrouant simplement, tu reportas le nettoyage à plus tard : personne ne viendrait ici t'importuner, peu de loups s'y aventuraient : c'était un endroit plutôt lugubre, même lorsque le soleil était à son zénith. Et puis, tu en avais marre de devoir bien présenter devant les étrangers. Après tout, on était pas chez les Whitefawn..
MessageSujet: ‹ commodor › t'as d'la chance, j'aime plutôt bien ta gueule Ven 26 Juin - 16:29

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t'as d'la chance,
j'aime plutôt bien ta gueule.
Ses pattes s'enlisent profondément dans la glaise dont est composé à 90% le marécage ou a eu le malheur de s'aventurer. Il n'était pas habitué à ce genre de terrain, à vrai dire ; son espèce pouvait supporter les périodes de froid, mais contre les terrains aussi boueux, ils étaient plutôt impuissants. Il n'osait même pas imaginer le résultat d'une telle promenade dans des sables mouvants. Déjà que la boue était une sacrée épreuve pour ses larges pattes, qui se battaient comme elles le pouvaient pour se dépêtrer de ce piège aux couleurs brunes, alors imaginez les sables mouvants. Peut-être était-ce par pur égoïsme qu'il s'était rendu ici, pour se retrouver seul de chez seul. Peut-être pour voir si sa vie pouvait lui être retirée aussi facilement qu'il n'en avait l'impression depuis son accident passé. Depuis ce jour, ce jour fatidique ou il avait posé les pattes sur ce serpent goudronné, il avait le sentiment désagréable de pouvoir mourir à tout instant, sans que cela ne dérange quiconque. Il prenait petit à petit compte de la mortalité dont lui et ses congénères étaient victimes, une question qui ne lui avait jamais effleuré l'esprit lorsqu'il était encore sur ses terres. Maintenant que la route qu'il empruntait était vide de compagnie, il se sentait constamment sur la sellette, proche de la fin. C'était une sensation qu'il n'aimait pas du tout, mais qui trouvait le moyen de l'envahir aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur, paralysant ses pattes et tourmentant son esprit. Son regard doré tomba sur la boue qui continuait à engloutir ses pattes, l'observant d'un air non pas curieux mais fatigué, monter jusqu'à atteindre son poitrail. Il eut tout de même l’instinct de bouger avant que cette dernière ne grimpe jusqu'à son épaule, reprenant sa marche hasardeuse. Après tout, il était peut-être mieux pour lui de mourir en silence, et de disparaître sans laisser de traces. Il n'appartenait à aucune meute, personne ne se préoccuperait de son état de santé. Au contraire, c'était les whitefawn qui allaient se réjouir d'apprendre que le vagabond était parti. Il secoua distraitement la tête en atteignant un monticule de terre sauf, s'arrêtant là un bref instant, pour essayer de percer la légère brume qui couvrait le marécage. Voilà qu'il était bien parti pour se perdre pour toujours, visiblement.
Il n'était pas inquiet à ce propos, sincèrement. Il serait bien sûr désolé de devoir laisser derrière lui ses deux frères, mais comme il n'y avait qu'une mince chance pour qu'il retrouve ces derniers un jour, la culpabilité n'était pas majoritairement présente dans son cœur à cet instant. C'était juste une immense fatigue qui s'abattait sur ses épaules. Pourtant, il était encore jeune, il n'avait que 3 ans bon sang. Mais il avait déjà tellement vécu, et il en avait déjà assez de devoir vivre de la sorte. Ce n'était même pas une question de vivre, mais plutôt de survivre au sein de ce monde de brutes. Entre le roi des whitefawn qui refusait de le voir apparaître rien qu'une fois sur son territoire, et les autres groupes minoritaires qui se montraient hostile à son existence-même, il en avait plus que ras-le-bol. Il songeait de plus en plus à essayer de trouver une excuse pour retourner près des humains, près de stéphanie. Au moins, elle s'occuperait de lui et ne le laisserait pas tomber comme tout ses congénères ici présents le faisait. Sa langue rose passa rapidement sur ses poils tachés, une grimace de dégoût faisant son apparition sur sa gueule lorsque la boue entra dans sa bouche. Ce n'était pas vraiment quelque chose de comestible, ce liquide, autant le dire tout de suite. Mais s'il la laissait sécher sur son pelage, il devrait passer des heures et des heures à se baigner dans une source d'eau pour espérer tout enlever. Il avait déjà assez de mal comme ça à dompter ses poils de loup arctique, alors ça ça lui suffisait bien. Après sa courte toilette, il se décida à replonger, ne sachant même pas vers quelle direction se tourner pour retourner sur la terre ferme. Bon sang, c'est qu'il s'était bien perdu dans ce véritable labyrinthe. Et comme il avait cette fichue fierté qui l'empêchait d'hurler pour réclamer de l'aide, il continuait à s'enliser et à se fatiguer inutilement. Ses pattes commençaient à se plaindre du traitement qu'il leur faisait actuellement subir, mais il continuait à pousser sur ses limites, ses oreilles plaquées sur son crâne à cause de l'effort presque surhumain qu'il donnait dans sa manœuvre. Non seulement avait-il perdu de vue son chemin de retour, mais il avait aussi perdu la notion du temps. Il ne saurait pas dire si on lui demandait depuis combien de temps il était là-dedans, à essayer de se frayer un chemin dans cette boue traîtresse.
Après plusieurs heures passer à patauger bêtement dans le marécage, finalement, il aperçut sa porte de sortie, qui s'avérait être une forêt. Le soulagement put se lire sur son visage comme il sortit de la boue, s'ébrouant vigoureusement pour se débarrasser des dernières gouttes brunes sur son pelage. Il allait s'avancer pour se poser près d'un arbre et commencer une sieste largement méritée, lorsque l'odeur sauvage d'un autre lupin se fit sentir. Et à nouveau, la frustration passa tête la première dans l'esprit du noiraud. Bon sang, est-ce que c'était trop demandé d'avoir un instant à lui ? Il allait sérieusement finir par plonger ses crocs dans le premier venu à force de se faire harceler de la sorte. Reprenant le sang-froid qu'il perdait il y a quelques secondes, le mâle fit quelques pas en direction des arbres, découvrant la silhouette d'un autre mâle, qui lui tournait le dos présentement. Pour la première fois de sa vie, Commodor se retint d'ouvrir la bouche pour parler le premier. Cette impression de déjà-vu qui s’infiltrait dans son cœur, c'était la même qu'avec Clorelus, le roi des whitefawn. Ce loup était un personnage important sur ces terres, et il était plus que recommandé pour lui d'utiliser des pincettes avec lui.

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MessageSujet: Re: ‹ commodor › t'as d'la chance, j'aime plutôt bien ta gueule Sam 27 Juin - 16:45

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t'as d'la chance,
j'aime plutôt bien ta gueule.
Te replongeant dans tes pensées, tu ne remarquas pas de suite que tu n'étais pas, ou plutôt plus, tout seul. Tu pris le temps d'observer la petite étendue luxuriante de ton regard aux couleurs dépareillées et médita sur le fait d'y pénétrer ou non. Tu allais trancher sur la question lorsque la brise, qui s'était calmée quelques minutes avant, vint porter à ton museau une odeur vague et pourtant familière. Tu te retournas lentement, vous savez avec cette assurance d'être invincible que les boxeurs professionnels ont, afin de voir à qui tu avais à faire. Il était grand, sûrement plus grand que toi, mais pas aussi grand que ton frère. Couleur de suie, il possédait un étrange pelage tantôt ondulé, tantôt bouclé. Et vu l'épaisseur de son poil, devait-il également posséder des origines arctiques. Pas aussi crade que toi, il portait cependant les traces d'une longue marche dans ces marécages. Son odeur ne correspondait pas à celle typique, comprenant les touches de sève douceâtres de leur forêt, mais à une autre que tu avais déjà reniflé quelques fois. Cette odeur traînait parfois sur tes terres et, après maintes investigations, tes loups avaient fini par découvrir d'où provenait cet effluve si peu naturel. En effet, les bipèdes ayant élu domicile non loin de la butte semblaient relâcher des animaux. Des loups, en fait. Tu as fait poster des loups afin de surveiller quel genre de spécimen sortaient de là-bas : il te fut rapporter que beaucoup semblaient désorientés mais retrouvaient rapidement les réflexes de lupins sauvages. Ces humains relâchaient-ils alors des animaux ? Mais pourquoi les capturer alors ? Que leur avaient-ils fait ? Cela demeurait un mystère puisque jamais encore tu n'avais tenté de converser avec un des ressortissants de cet étrange lieu derrière la clôture. Et pour le coup, peut-être était-ce le sort qui venait de te poser sous tes yeux un de ces loups ? Après tout, persuadé d'avoir un avenir dépassant les songes d'un dieu, tu supposas effectivement que c'était bel et bien le cas. Whitefawn regrettera de ne pas t'avoir gardé dans ses rangs, et Clorelus aurait beau prier tous les dieux, la meute de la Plaine ravagerait son empire.
Ton air absent, plongé dans tes pensées, s'envola soudainement lorsque tu réalisas que l'étranger te regardait d'un air interrogateur. S'attendait-il à ce que tu lui sautes dessus pour célébrer sa venue ? Ou que tu lui bouffes le museau ? Clorelus serait bien du genre à suivre le second schéma. Ce pauvre bougre, incapable de voir plus loin que la pureté des loups complétant ses rangs. Mais toi, tu ne voyais en ce charmant lupin qu'un potentiel sbire de plus. Et pas des moindres, au vu de la largeur de son poitrail et sa position affirmée. L'examinant sous toutes les coutures ou presque, tu devinas qu'il ne devait pas avoir plus de cinq ans mais certainement pas moins de deux ans. Néanmoins, loin de toi l'idée de recruter le premier loup venu. Faudrait-il qu'il fasse tout d'abord quelque preuve conséquente. Et encore, faudrait-il que le loup en question souhaite rejoindre une meute. Tu trouvas soudainement que, pour une balade solitaire qui devait plutôt te reposer et t'éloigner un peu des plans et des responsabilités, cette sortie devenait plus sérieuse de minute en minute.

tu attends quelque chose mon grand ? un simple sourire étira tes babines, mais ce dernier n'atteint pas ton regard, je ne suis pas certain de pouvoir t'être d'une grande aide, tu peux retrouver ton chemin tout seul, hein ?
MessageSujet: Re: ‹ commodor › t'as d'la chance, j'aime plutôt bien ta gueule Mer 1 Juil - 9:29

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L'inconnu ne sembla pas le remarquer tout de suite, causant des frissons d'impatience de courir le long de l'échine du noiraud. C'était une attente presque insoutenable que de devoir resté figé derrière l'autre mâle comme un poteau, en espérant que ce dernier finirait par lui accorder la parole. A moins qu'il ne prévoit de l'ignorer jusqu'à son départ ? Commodor n'était pas contre, si ça pouvait lui éviter de devoir démarrer un combat avec lui, même si ce n'était pas une attitude très respectueuse. Ils avaient beau vivre dans la nature et être considérés comme des animaux sauvages, il y avait des règles à respecter bon sang de bonsoir. Mais il avait confondu, depuis le temps, la hiérarchie humaine avec celle des lupins. Depuis sa capture, il inversait les deux mondes sans arrêt, et cela lui avait déjà valu préjudice plus d'une fois.

Enfin, l'autre personnage se retourna, avec une lenteur presque exagéré aux yeux de quelqu'un d'autre, mais qui était justifié aux yeux du noiraud. Cela n'impliquait qu'une chose, que ce mâle avait une confiance presque absolue en ses capacités, et qu'il n'était pas quelqu'un qu'un étranger comme lui pouvait attaquer impunément sans en subir les conséquences. Cela provoqua à son corps de se tendre encore plus qu'avant de le voir face-à-face, ses oreilles grandes ouvertes et à l'écoute. On ne sait jamais, peut-être que ce loup adoptait cette attitude uniquement parce qu'il n'était pas seul. Il avait déjà vu ce genre de tactiques, sur sa terre natale : un loup joue l'appât pendant que les autres se dissimulent dans les environs, pour prendre leur proie en embuscade. Selon lui, c'était lâche, mais une fois encore, c'était la façon de vivre des lupins.

Sa gueule s'entrouvrit de surprise en croisant les yeux vairons de son interlocuteur. C'était peu commun d'apercevoir ce genre d'individu, avec des couleurs différentes pour chaque œil. Ce dernier possédait une iris aux teintes bleues glaciale, compensé par une iris aux reflets orangés chaleureuse. C'était un contraste des plus paradoxal, rendant le jeune mâle confus en l'observant silencieusement. Non seulement ses yeux, mais son pelage aussi possédait des couleurs qu'il n'avait pas le loisir de contempler tous les jours. Grise et brune, mais pas seulement : il y avait aussi des endroits ou ses poils se tachaient de blanc pâle. Ce loup en lui-même était une contradiction, rien que par son physique. Une fois l'effet de la surprise passée, Commodor se rendit compte que l'autre loup avait ouvert la bouche, et qu'il lui adressait la parole.

Vu les termes qu'il utilisait, ce mâle était bien plus âgé que lui. Voilà qu'il se retrouvait dans une situation gênante désormais. Par réflexe, il sentit sa tête pencher vers le bas, son regard évitant de croiser celui de son interlocuteur. Montrer du respect envers ses aînés était une règle qu'il ne brisait jamais, sauf exception. Exception qui était déjà arrivée lorsque son chemin s'était mêlé à celui de Clorelus. Il ne lui avait montré aucun signe de respect soutenu, parce que ce dernier s'en était directement pris à lui, et Commodor ne pouvait juste pas supporter ce genre de comportement supérieur à tout et tous. Ce loup-là était différent, en tout cas. Il ne cherchait pas à lui faire du mal, et il gagnait par là le respect du noiraud. « Seriez-vous perdu de même ? » s'enquit-il d'une voix relativement neutre, sans oser utiliser de termes du genre de monsieur. Il ne connaissait pas le rang exact de ce mâle, et il pouvait très bien l'offusquer en se trompant. Engager un duel avec son interlocuteur était tout sauf ce qu'il voulait faire, actuellement.

Il posa son derrière sur l'herbe douce, qui se pliait sous le souffle du vent. Il était compliqué de soutenir le regard de ce mâle, parce qu'il ne savait pas s'il devait fixer l'iris bleue ou l'iris orange. Il finirait surement par s'y habituer, si il venait à le revoir un jour. Un léger toussotement éclaircit sa voix, qu'il trouvait bien trop rauque à force de ne pas entretenir de conversations décentes avec quelqu'un. « Si vous avez le temps et l'envie, je me joindrais volontiers à vous pour faire le chemin du retour. Quel qu'il soit. » ajouta-t-il précipitamment. Il ne savait même pas à quel meute ou groupe pouvait bien appartenir ce mâle. Et puis, il n'avait nul part d’autre ou aller, rien d'autre à faire aujourd'hui, comme les autres jours. Il ne gaspillerait certainement pas son temps en discutant avec lui.

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MessageSujet: Re: ‹ commodor › t'as d'la chance, j'aime plutôt bien ta gueule Mer 1 Juil - 14:01

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Jeu 2 Juil - 14:06
Tu t'amusas un instant de son attitude timide.. Ou serait-ce de la crainte ? Niveau carrure, il n'avait rien à t'envier. Deux globes jaunes qui vous transpercent de leur intensité, cela en devenait presque malsain, à force de s'y plonger. Tu répondis d'un simple regard espiègle à sa repartie, que tu trouvas bien placée malgré tout. S'il savait à quel point tu l'étais, perdu. D'autant plus que tu étais sensé connaître la Réserve de fond en comble, au vu de ton rang. Pathétique et hilarant en même temps. Tu étais perdu, mais savais approximativement comment retrouver ton chemin du retour. Ces longues années n'avaient pas servies à rien, tu en savais des choses tout de même.
La faible brise peinait à soulever les lourdes bouclettes qui parsemaient son pelage noir d'encre, mais qui parvenait à affluer son odeur vers toi. Tu en étais à présent certain : ce loup venait bien de cet édifice où pullulaient humains et animaux malades. Celui que tu avais en face de toi semblait être bien remis du voyage.. Quelque soit du genre de ce dernier. Mais, cet effluve était tellement ténu que tu ne l'aurais pas ressenti si tu ne l'avais pas déjà senti et poursuivi jusqu'à n'en plus pouvoir. Ces humains t'obsédaient : quel était leur but, s'il y en avait un ? Pourquoi réinsérer des animaux ici et non ailleurs. Beaucoup les voyant comme un fléau, tu étais sûr que ces bipèdes pourraient vous apporter beaucoup.

Je ne suis pas vraiment pressé, je reste donc bien volontiers dans les parages même si l'humidité commence à me donner le mal de tête, imitant ton interlocuteur en asseyant ton postérieur, tu plissas légèrement les yeux. Mon odorat me trompe rarement.. Viendrais-tu de ce sanctuaire que les humains ont construit ?

MessageSujet: Re: ‹ commodor › t'as d'la chance, j'aime plutôt bien ta gueule Jeu 2 Juil - 14:06

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Jeu 2 Juil - 14:37
Ce n'était nullement de la méfiance ou de la hargne qu'il devinait dans le regard coloré de son interlocuteur, mais de l'amusement. C'est comme si leur discussion, le fait de sa présence devant lui aujourd'hui le réjouissait, sans que le mâle au pelage de corbeau n'en sache la raison. Peut-être qu'il s'ennuyait après tout, et qu'il tombait bien pour le divertir. Il ne se considérait pas comme un clown, et il espérait que les autres ne le voyaient pas comme tel, mais s'il pouvait offrir une distraction digne de ce nom à ceux que l'ennui envahissait, alors c'est avec plaisir qu'il le ferait.

« Je vois. Si ma présence en ces lieux ne vous dérange pas, je vais faire un arrêt ici aussi. » approuva-t-il en le regardant s'asseoir, le visage plus détendu qu'auparavant. Il faisait face à un aîné, et pas n'importe lequel, il y avait de quoi le mettre sur ses gardes. Heureusement, ce dernier ne semblait décidément pas prêt à lui faire du mal, ni d'avoir une quelconque mauvaise intention à son égard. De quoi soulager Commodor, après son presque-combat avec Corelus.

La question qui suivit lui fit plaquer ses oreilles sur son crâne, et dévier son regard de celui de son interlocuteur. Alors comme ça, il avait deviné. Même après maints et maints bains dans les rivières de ces terres, l'odeur des deux-pattes continuait de coller à sa peau. Ce n'est pas comme s'il en avait honte, après tout, ces derniers l'avait sauvé d'une mort imminente. Alors il acquiesça silencieusement de sa large tête. « Votre odorat ne vous as pas trahi. Je viens bien du refuge ou les humains opèrent. Je leur dois la vie, à vrai dire. » Il ne savait pas si parler de son histoire intéressait l'autre mâle, mais il avait senti le besoin d'ajouter ce détail à ses propos. Allait-il s'en prendre à lui, maintenant qu'il lui avait dit cela ? La réaction de Clorelus avait été sans appel lorsqu'il avait appris qu'il était "de mèche" avec les bipèdes.

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MessageSujet: Re: ‹ commodor › t'as d'la chance, j'aime plutôt bien ta gueule Jeu 2 Juil - 14:37

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Lun 6 Juil - 12:14
Ce nouveau venu semblait brusquement inquiet à propos de ta remarque. Aucune idée si cela lui rappelait une mauvaise expérience ou qu'il en avait peut-être honte. Tu ne pus que le laisser parler, obnubilé par ses quelques phrases. Lorsqu'il se fut arrêté, tu en fus quasiment déçu. Tu voulais absolument tout savoir. Et donc, tu avais raison : il réinséraient bien des loups. Peut-être d'autres animaux, enfin cela importait peu puisque seuls les lupins t'intéressaient. Mais, tu souhaitais tout savoir et tout connaître. Ne rien laisser au hasard pour mettre un maximum de chances de ton côté, du côté de la Plaine.
Les muscles tendus de ton interlocuteur trahissaient son appréhension, et tu eus tôt fait de le rassurer de quelques mots.

Parle-m'en plus. Ces humains m'intriguent.. Je dois dire que de les savoir assez proches ne m'enlève pas une appréhension certaine, mais ils pourraient nous être utiles.

Tu l'encourageas d'un regard confiant, dans l'idée de lui soutirer tout ce qu'il savait. D'apparence, on ne dirait pas qu'il n'eut jamais croisé de près la faux de la Mort. Se pourrait-il alors que ces bipèdes avaient vraiment fait du bon boulot. Tu voyais mal ce grand gaillard mentir si il portait sur lui l'odeur étrangère. Mais, d'un naturel pointilleux, tu lui demanderais de toute manière chaque détail et on verrait bien à ce moment là s'il mentait ou non.. Élargissant ton poitrail, tu étiras tes muscles longuement sollicité pour arriver jusqu'ici et ouvris grand tes oreilles. Ta curiosité piquée au vif ne risquerait pas d'être rassasiée au plus vite et le noir t'avait confirmé ne pas être pressé. Soit, tu en profiterais alors.
MessageSujet: Re: ‹ commodor › t'as d'la chance, j'aime plutôt bien ta gueule Lun 6 Juil - 12:14

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MessageSujet: Re: ‹ commodor › t'as d'la chance, j'aime plutôt bien ta gueule

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